logo cfqlmc

  • 1
  • 2
  • 3

Auberge Place d'Armes

Bandeau 400 LH MR 600x80 F

Par Gilles Durand
Rédacteur de la page Quoi de neuf de la CFQLMC

Maxime Laporte
Maxime Laporte
Photo : Gilles Durand – CFQLMC
Accueil des participants
Le mot de bienvenue est adressé aux auditeurs présents par le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Maxime Laporte. La SSJB est l'organisatrice de ce colloque en partenariat avec la Société du patrimoine politique du Québec. Le comité scientifique était composé de Guy Bouthillier, Denis Monière, Jacques-Yvan Morin avec la participation de Jean-Paul Bled. Le comité est chaudement applaudi à la fin du colloque dont les actes paraîtront dans le numéro de l'Action nationale de juin 2017 (autour du 20 juin).

Conférence d'ouverture en matinée du 26 mai : L'esprit de résistance
par Olivier Germain-Thomas, écrivain, membre du Conseil d'administration de la Fondation Charles-de-Gaulle

Olivier Germain-Thomas
Olivier Germain-Thomas
Photo : Gilles Durand – CFQLMC

Charles de Gaulle est un personnage plus grand que nature. Il possède une grande culture qui lui inspire un attachement sans faille aux fondements de la nation française : sa géographie, son histoire, sa langue, ses traditions, ses institutions. Il est aussi bien au fait de la situation de son temps. La justesse de l'analyse qu'il fait des événements, est mise au service d'un instinct sûr prenant appui sur sa force morale. C'est ainsi que, le 18 juin 1940, à l'encontre du maréchal Pétain qui négocie un armistice avec l'Allemagne, il lance, à la radio depuis Londres, un appel à la résistance aux Français, ceux de France et ceux du Canada. Des mouvements de résistance se forment et se regroupent sous sa houlette. À la suite de la libération de Paris, il restaure le gouvernement provisoire. Pour protester contre le régime des partis, il démissionne du gouvernement et fonde le Rassemblement du peuple français en 1947. La guerre d'Algérie lui fournit l'occasion de revenir au pouvoir en 1958. En 1965, il est réélu, mais cette fois au suffrage universel. Aussi longtemps qu'il est en poste, il défend la souveraineté de la France contre toute mainmise des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de quelque autre puissance. En politique intérieure, mai 1968 lui donne l'occasion de repenser les relations des Français avec le pouvoir. Devant l'échec du référendum sur un nouveau régime de participation, il démissionne en 1969.

Séance de l'avant-midi du 26 mai, présidée par Jean-François Simard, président de la Société du patrimoine politique du Québec

De g. à d. Robert Bouthillier, Jean-François Simard et Jean-Paul Bled

De g. à d. Robert Bouthillier, Jean-François Simard et Jean-Paul Bled
Photo : Gilles Durand – CFQLMC

De Gaulle et le Québec avant 1967
par Guy Bouthillier, professeur honoraire de l'Université de Montréal et président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de 1997 à 2003

Avant 1967, la France et le Québec se connaissent bien. De Gaulle vient au Québec lors de la 2e Guerre mondiale. Il y revient en 1960 lorsqu'Antonio Barrette est au pouvoir. Le journal L'Action catholique rapporte la rencontre de deux « chefs d'État ». En 1961, Jean Lesage inaugure la Maison du Québec à Paris. Pour l'occasion, il est reçu en chef d'État. C'est le moment pour le général de souligner les réussites des Canadiens français tout en rappelant que la France a besoin d'eux pour se développer et rayonner en Amérique du Nord et au plan international. Il ne dissimule pas que le Québec a un problème d'autodétermination dans le cadre de la fédération canadienne et se dit prêt à apporter sa collaboration pour aider à le solutionner, tout en respectant le désir d'indépendance des Québécois.

Le Québec dans la politique étrangère du général de Gaulle
par Jean-Paul Bled, professeur émérite à l'Université de Paris-Sorbonne

Le général de Gaulle est l'homme des pleins pouvoirs. Sa politique étrangère repose sur l'idée que la nation trouve ses fondements dans sa langue, sa culture et son histoire et qu'elle doit pouvoir exercer sa souveraineté au moyen d'un État dont elle dispose en propre. Il accepte la coopération européenne, mais n'accepte pas une Europe supranationale dont les pouvoirs viendraient amoindrir ceux du gouvernement français en matière de politique économique et étrangère de même que de défense. En 1966, il refuse de mettre ses troupes sous commandement de l'OTAN, se retire de l'organisation militaire et demande l'évacuation des bases militaires sur le territoire français. De Gaulle s'oppose au système des Blocs contrôlés par les États-Unis et l'Union soviétique. En 1963 et en 1967, il refuse l'admission de la Grande-Bretagne dans le Marché commun, celle-ci étant jugée trop alignée sur les États-Unis. Ne se laissant pas intimider par ceux qui agitent l'épouvantail russe, il entretient des relations avec Moscou, par exemple son voyage de 1966 – De Gaulle prédit la dislocation de l'URSS.

Séance de l'après-midi du 26 mai, présidée par Rémy Trudel, ex-ministre

De g. à d. Remy Trudel et Éric Bédard
De g. à d. Remy Trudel et Éric Bédard
Photo : Gilles Durand – CFQLMC
De g.à d. Mathieu Bock-Côté, Denis Monière et Claude Cardinal
De g.à d. Mathieu Bock-Côté, Denis Monière et Claude Cardinal
Photo : Gilles Durand – CFQLMC

Le sens gaullien de la nation exprimé dans les discours prononcés par le général de Gaulle lors de sa visite au Québec
par Denis Monière, professeur honoraire à l'Université de Montréal

Le « Vive le Québec libre » de De Gaulle, prononcé sur le balcon de l'Hôtel de ville de Montréal, était prévu; il n'a pas été improvisé. Le général a une conception historique de la nation. L'œuvre de la France ne s'efface pas avec le changement de régime politique. Il constate que les Canadiens français s'affirment comme une entité prête à disposer d'elle-même. Ceux-ci sont des Français canadiens, un morceau du peuple français réparti des deux côtés de l'Atlantique, un fragment de la nation française. L'identité française doit s'incarner politiquement. Artisan de la réconciliation avec l'Allemagne, il pense trouver un compromis pour le Canada. Le général entrevoit le réaménagement de la fédération canadienne en système confédératif, quelque chose comme la souveraineté-association pour le Québec, majoritairement habité par les descendants de Champlain. Le conférencier insiste, la plénitude de la souveraineté politique appartient d'abord à la nation, non à l'État; les droits des États y sont subordonnés; les régimes politiques passent, mais la France demeure.

Les effets de la visite de De Gaulle sur l'évolution du nationalisme québécois
par Mathieu Bock-Côté, sociologue, enseignant, essayiste et chroniqueur québécois

La visite du général de Gaulle en 1967 a galvanisé les nationalistes québécois pour obtenir les pleins pouvoirs. Il n'en demeure pas moins que l'idée de souveraineté ne chemine pas sur un tracé rectiligne. Elle oscille entre le multiculturalisme et l'adhésion à un socle dur laissant cependant place aux cultures minoritaires. Pour le conférencier, il faut revenir à l'histoire, à la primauté des composantes de l'héritage apporté par Champlain, c'est-à-dire la langue et la culture d'origine. Le Québec doit être pensé sur un temps long en fonction de son histoire.

Le rassemblement des forces pour un État souverain québécois dans les années 1960
par Claude Cardinal, avocat et auteur d'une Histoire du RIN.

Le mouvement souveraineté-association a donné naissance au Parti québécois en 1968. Ce dernier est né de la fusion avec le Ralliement national (RN). Par contre, le chef du Parti québécois a toujours gardé une certaine distance face au Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et à un de ses chefs, Pierre Bourgault, dont il n'appréciait pas toujours les prises de position à l'emporte-pièce. Le RIN finit par se saborder et c'est individuellement que ses membres adhèrent au Parti québécois en 1968.

Les effets de la visite de De Gaulle sur le fédéralisme canadien et la politique étrangère canadienne,
par Éric Bédard, professeur à l'Université TÉLUQ

Le « Vive le Québec libre » prononcé le 24 juillet 1967 sur le balcon de l'Hôtel de ville de Montréal n'a pas fait l'unanimité parmi les Québécois et les Français, certains étant pour, d'autres contre. Le gouvernement canadien a d'abord adopté la ligne dure face au général, dont le discours exprimait sa croyance en la souveraineté du Québec comme État, ce qui aurait pu faire disloquer la fédération canadienne. Toutefois avec le temps, Ottawa adopte une ligne plus souple en matière de politique étrangère. Il se comporte comme si 1967 n'avait pas existé. Il cherche à être avisé au préalable des échanges entre le Quai d'Orsay et Québec. Il crée un cadre normatif permettant de valider les ententes déjà signées ou à signer entre le Québec et la France. Il assure une présence accrue sur le territoire de celle-ci, par exemple par le biais du Centre culturel canadien. Au plan intérieur, il se fait le promoteur du bilinguisme.

Séance du 27 mai en avant-midi, présidée par Josianne Lavallée, historienne

De g. à d. Gaël Nofri, Josianne Lavallée, Frédéric Bastien et Sami Mesli
De g. à d. Gaël Nofri, Josianne Lavallée, Frédéric Bastien et Sami Mesli
Photo : Gilles Durand – CFQLMC

1763-1967 : Je me souviens,
par Gaël Nofri, historien

De quoi le général de Gaulle se souvient-il au juste? En 1940, il s'adresse aux Français du Canada, un rameau du peuple français devenu un arbre magnifique, pour demander leur aide. Par sa visite en 1967, il veut réparer la faute de la France de les avoir abandonnés en 1763 et d'avoir manqué de constance. Il ne vient pas fêter le centenaire de la fédération canadienne en 1967, une date malheureuse de l'histoire fondée sur une défaite française en 1759. De Gaulle vient plutôt rendre hommage aux Français canadiens pour leur esprit de résistance et leur fidélité à leur langue, leur culture et à leur histoire. En refaisant le même voyage que les pionniers français, entre Québec et Montréal sur le chemin du Roy construit par Louis XV, il veut leur inspirer davantage de confiance et d'espoir en leur destin. Le maintien et le rayonnement de l'identité française en Amérique du Nord, c'est le sens du « Vive le Québec libre ».

Les développements de la coopération France-Québec : échanges culturels et universitaires,
par Sami Mesli, doctorant en histoire

Le conférencier traite d'une période durant laquelle la coopération franco-québécoise atteint son âge d'or dans la décennie 1970. Dans la décennie 1960, elle prend de l'importance avec les ententes mises en application sous Paul Gérin-Lajoie en 1965 et s'accélère à compter de la visite de De Gaulle au Québec en juillet 1967. La coopération s'inscrit dans les champs de compétence du Québec en matière d'éducation  – du niveau primaire à l'université –, et de culture, la langue en particulier. Pour coordonner toutes les ententes qui se multiplient, une Commission permanente de coopération franco-québécoise est mise sur pied en 1965. Dans les échanges franco-québécois, une grande place est accordée à la jeunesse sur qui repose l'espoir des Français et des Québécois : à l'image de ce que de Gaulle a fait avec l'Allemagne, un Office franco-québécois pour la jeunesse voit le jour en 1968.

La position de la France face à la décision des Québécois de faire du Québec un État souverain,
par Frédéric Bastien, professeur au Collège Dawson

Conformément à sa pensée politique, de Gaulle (1959-1969) avait proposé la souveraineté pour le Québec, avec une association en matière économique. Georges Pompidou (1969-1974) n'a pas dévié de cette ligne de conduite. Les présidents qui lui ont succédé ont emboîté le pas avec le « ni ingérence, ni indifférence » dans la position que le Québec prendra : c'est le cas de Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981), à qui revient la paternité du « ni-ni », et de ceux qui lui ont succédé, François Mitterand (1981-1995) et Jacques Chirac (1995-2007). Ce dernier se dit d'accord en 1995 pour reconnaître l'indépendance du Québec advenant un oui des Québécois au référendum. Le président Sarkozy (2007-2012), qui prend la relève, ne se montre pas très en faveur de l'indépendance du Québec, mais dans les faits, la relation franco-québécoise dans son ensemble s'est maintenue comme elle était auparavant.

Séance du 27 mai 2017 en après-midi

De g. à d. Philippe de Saint Robert et Rita Dionne-Marsolais
De g. à d. Philippe de Saint Robert et Rita Dionne-Marsolais
Photo : Gilles Durand – CFQLMC

France-Québec : la langue, un signe de souveraineté
par Philippe de Saint Robert, écrivain

Au nombre des activités du conférencier, nous comptons la responsabilité du Commissariat général de la langue française rattaché au président français (1984-1987), et la Fondation et l'Institut Charles-de-Gaulle dont il est membre. Le conférencier rapporte que le général de Gaulle considère la langue et la culture originelles françaises de même que l'histoire comme l'âme et la manifestation de la nation française, de l'État qui la dirige et de sa souveraineté. La nation a besoin du pouvoir politique pour s'épanouir – l'économie constituant plutôt une force de décomposition de la culture. Le terme francophonie ne se généralise qu'à compter du début de la décennie 1970, une fois que de Gaulle a quitté l'Élysée. Il englobe beaucoup plus : outre le français comme langue maternelle et d'État, existent le français comme langue apportée par le colonisateur et côtoyant la langue autochtone de même que le français appris comme langue étrangère pour les besoins courants. Non que le général tente d'enfermer la langue française à l'intérieur de frontières précises. Bien au contraire, il voit pour la langue française une mission et un rayonnement à l'international. La responsabilité repose cependant sur les locuteurs français, qui doivent, entre autres, tenir régulièrement à jour la terminologie employée, de façon à ce qu'elle évolue constamment en fonction des besoins scientifiques et techniques. En définitive, une langue française capable de répondre aux attentes exercera une influence au niveau international, ce dont la francophonie pourra profiter.

Présentation d'un court métrage sur le trajet Québec-Montréal du général de Gaulle le 24 juillet 1967

Table ronde Je me souviens… avec des témoins de l'époque
présidée par Rita Dionne-Marsolais, ex-ministre

De g. à d. Marie Malavoy, Rita Dionne-Marsolais, Louise Beaudoin et Robert Comeau 
De g. à d. Marie Malavoy, Rita Dionne-Marsolais, Louise Beaudoin et Robert Comeau
Photo : Gilles Durand – CFQLMC


Robert Comeau, professeur d'histoire à l'Université du Québec à Montréal
André Patry est un proche des événements qui ont entouré la visite du général de Gaulle au Québec en juillet 1967. Robert Comeau raconte ses rencontres avec celui-ci peu avant son décès, survenu en 2012 à l'âge de 89 ans. André Patry était un personnage hors du commun. Parlant plusieurs langues, au premier chef le français qu'il maîtrise à merveille, homme d'une grande vivacité intellectuelle et très cultivé, juriste, il avait été professeur à l'Université Laval, diplomate et conseiller de premiers ministres. Pour la visite des chefs d'État lors de l'exposition universelle de Montréal en 1967, le premier ministre Daniel Johnson l'avait nommé chef du protocole, responsabilité dans l'exercice de laquelle il ne manque pas de se démarquer. André Patry est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Québec dans le monde 1960-1980 (Montréal : Typo, 2006) que le conférencier a pris soin de faire réimprimer. Robert Aird a aussi écrit à son sujet André Patry et la présence du Québec dans le monde (VLB : Chaire Hector-Fabre d'histoire du Québec, 2005). Aussi utile que cette publication puisse l'être et compte tenu de l'accessibilité de ses archives à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (Québec), le conférencier considère qu'il y aurait place quand même à une bonne biographie pour celui qui s'est illustré dans un grand nombre de champs.

Louise Beaudoin, déléguée générale du Québec à Paris et ex-ministre
En 1967, lors de la visite de De Gaulle au Québec, elle est étudiante en histoire à l'Université Laval. Déjà sa passion pour la relation franco-québécoise se révèle. En 1974, elle obtient une maîtrise en histoire de l'Université Laval dont le sujet de thèse porte sur Les relations France-Québec : deux époques, 1855-1910, 1960-1972. À compter de 1969, elle exerce différentes responsabilités au gouvernement du Québec pour devenir Déléguée générale du Québec à Paris en 1984-1985. En 1994, elle fait son entrée au conseil des ministres et y reste jusqu'en 2003. La conférencière demeure emballée par les expériences qu'elle a vécues. Au sujet d'André Patry, elle souligne la contribution de celui-ci aux relations internationales du Québec. Il a su innover en 1967 en matière de procédures : nous lui devons, entre autres, l'accompagnement d'un chef d'État étranger par un député québécois et son entretien avec le premier ministre québécois en tête-à-tête, seul avec lui.

Beaucoup d'avancées ont été faites en matière de relations franco-québécoises, mais le travail n'est pas terminé. Par exemple, Louise Beaudoin rapporte que lors d'un récent pèlerinage à Colombey-les-Deux-Églises, elle a pu remarquer sur une plaque rappelant la mémoire de Charles de Gaulle deux expressions qui l'ont surprise : la première mentionne qu'en 1967 le général s'est adressé aux Québécois dans « leur langue locale » et la seconde souligne cette « petite phrase » sur le balcon de l'Hôtel de ville de Montréal qui n'était pas passée inaperçue.

Marie Malavoy, ex-ministre
Marie Malavoy se présente comme « la fille de son père », André Malavoy, né en 1915 et décédé en 2005. Celui-ci arrive au Québec en 1951 comme responsable des bureaux du Tourisme français à Montréal. En 1956, il fonde Voyages Malavoy, une agence qui fera connaître davantage la France aux Québécois. Il est également auteur de Mémoires d'outre-Atlantique : à la conquête de Montréal et de La mort attendra : souvenirs de guerre. À 25 ans, André Malavoy répond à l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940. Il s'engage volontairement comme résistant dans un réseau d'espionnage, mais il est arrêté par les Allemands et emprisonné. Nulle surprise alors de le retrouver parmi les invités au souper officiel du général de Gaulle, offert au pavillon de la France en 1967. En l'absence de sa mère, sa fille Marie l'accompagne. Celle-ci retient de ces événements un devoir de mémoire, mais aussi le besoin que nous avons du regard des autres. Le général a dit les choses comme il les voyait.

Le mot de la fin,
par Guy Bouthillier

La commémoration du voyage de Charles de Gaulle au Québec en 1967 s'impose, car sa venue constitue un événement marqueur. Le général vient rendre hommage au Québec et à tout ce qu'il était. Il reconnaît, comme l'a fait remarquer Robert Trudel lors d'une période de question antérieure, que toutes les fois qu'entre la France et le Québec s'établit un échange, un service est rendu à la pérennité de ce que l'un et l'autre sont. D'autres activités commémoratives sont à venir, en particulier celles prévues le 24 juillet 2017 le long du chemin du Roy, emprunté par le cortège de De Gaulle pour se rendre de Québec à Montréal.

champlain vague