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vendredi 25 mai 2018

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memoires vives

Les Laonnois consacrent un numéro spécial du bulletin,
L’Ami du Laonnois,
à rappeler leurs liens étroits avec les Québécois

 

par Gilles Durand

 

Laonnois
La ville haute de Laon
Crédit : Wikipédia, l’encyclopédie libre

 

La Société des amis de Laon et du Laonnois et l’Association Marquette-Jolliet se sont unies pour rappeler les liens entretenus depuis des générations par la région de Laon avec la francophonie, plus particulièrement avec le Québec. D’un commun accord, elles ont participé à la préparation d’un numéro spécial (no 40, juillet 2007) du bulletin L’Ami du Laonnois. Autant l’histoire que le contexte actuel se prêtent à une telle initiative : d’une part, le Mississippi a été exploré à partir de ses sources par un Laonnois, le Père Jacques Marquette, dont les compatriotes veulent maintenir vivante la mémoire; d’autre part, l’année 2008, quant à elle, marquera non seulement le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, mais aussi celui du véritable début de la présence française en Amérique du Nord.

 

 

La francophonie


Le bulletin comprend deux grandes parties. Une première est axée sur le volet francophonie. Le lecteur y trouvera une présentation du terme : celui-ci est apparu vers 1880, sous la plume du géographe français Onésime Reclus, pour désigner les pays du monde ayant la langue française en partage. La francophonie trouve son accomplissement comme institution politique à partir des années 1960. Elle est aujourd’hui connue sous le nom d’Organisation internationale de la francophonie et regroupe 68 États. Pour rappeler que la langue française, le fondement de la francophonie, possède une longue histoire faite d’enrichissement et de partage, le bulletin remet en lumière des écrivains français d’autrefois. Il rappelle aussi des rencontres récentes entre la population locale, grand public et étudiants, et des auteurs d’autres régions du monde contribuant au rayonnement de la langue française.

 

 

« La nouvelle France » et le Québec

 

Laonnois 2
Avant la création du train
à crémaillère puis du Poma,
escaliers à gravir
pour accéder
à la ville haute.
Crédit : Wikipédia, l’encyclopédie libre

La deuxième partie du bulletin, la plus longue, présente des biographies de Laonnois qui, au 17e et au 18e siècle ont quitté la région pour aller s’établir en Nouvelle-France, la plupart en permanence, un petit nombre avec retour au bout d’un certain temps. Pour les Laonnois, les biographies constituent la mémoire de ceux qui sont partis; pour les Québécois, elles s’inscrivent dans la mémoire de ceux qui sont arrivés. Pour tous cependant, elles témoignent d’un même attachement et d’une même relation d’amitié entre la ville de Laon et le Québec. Les historiens des migrations y voient de leur part confirmation de certaines conclusions auxquelles leurs recherches les ont menés : d’un côté, les réseaux, c’est-à-dire le fait pour un émigrant d’avoir un parent déjà établi en Amérique, apparaissent jouer un rôle non négligeable de support aux mouvements migratoires; de l’autre, bien qu’il faille prendre en considération les guerres, les épidémies et les disettes, la pauvreté n’apparaît pas le facteur le plus important dans la décision de quitter la mère patrie, particulièrement lorsque nous portons attention à la formation et au métier de ceux qui émigrent.

L’Ami du Laonnois apporte une contribution importante à l’enrichissement de la mémoire commune. Les lecteurs sont invités à se rendre sur le site Internet de la Société et sur celui de son association amie. Ils y trouveront de l’information sur ces deux associations et sur le bulletin L’Ami du Laonnois.

champlain vague