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Le dimanche 29 janvier 2017, l'historien Roger Barrette, hôte de l'Association Québec-France – Sherbrooke-Estrie, donne une conférence sur le contexte et les retombées de la visite du général Charles de Gaulle au Québec en juillet 1967

Par Gilles Durand

Ouverture de la rencontre

De g. à d. Louis-Daniel Blouin, André-P. Robert
De g. à d. Louis-Daniel Blouin, André-P. Robert
Photo Gilles Durand CFQLMC

Le président de l'Association Québec-France – Sherbrooke-Estrie, André P. Robert (également président du Réseau Québec-France), ouvre la rencontre. Il invite l'étudiant, Louis-Daniel Blouin, à relater son expérience de stage à Montpellier, à l'été 2016, dans le cadre du programme d'échanges d'étudiants entre les municipalités québécoises et françaises. Le stagiaire fait une présentation qui suscite l'intérêt de l'auditoire et qu'il termine habilement par ces quelques mots  : l'enrichissement des participants par la connaissance de nos vis-à-vis français et le partage de leur quotidien. Il ne peut introduire mieux à la conférence de Roger Barrette, le programme « Intermunicipalités » étant chapeauté par les associations Québec-France et France-Québec, créées dans le sillage de la visite du général de Gaulle au Québec en juillet 1967.

De Gaulle au Québec : contexte et retombées

De g. à d. André-P. Robert, Roger Barrette
De g. à d. André-P. Robert, Roger Barrette
Photo Gilles Durand CFQLMC

Le conférencier fait un exposé vivant, bien appuyé sur des documents audiovisuels, tels des extraits de films et de discours, des photos, et très apprécié par les membres de l'Association Québec-France – Sherbrooke-Estrie. Il fait bien ressortir le contexte et mentionne les principales retombées de la visite du général en marge de l'exposition universelle de 1967.

Les discours prononcés par de Gaulle à Québec, tout au long du chemin du Roy et à Montréal, tombaient en terrain fertile : une maison du Québec à Paris avec délégué général avait été prévue en 1958 par le gouvernement Duplessis, et ouverte en octobre 1961 par celui de Jean Lesage; par la suite, en février 1965, des accords de coopération avaient été signés entre les gouvernements québécois et français dans les domaines de juridiction du Québec, telles l'éducation et la culture, appuyés en avril 1965, sur la doctrine Gérin-Lajoie, c'est-à-dire l'extension à l'international de la juridiction interne attribuée au Québec par la constitution de 1867.

La visite au Québec du général eut d'importantes retombées : échanges en matière d'éducation (professeurs, étudiants) et de culture entre le Québec et la France; consécration de la relation directe et privilégiée entre les deux gouvernements; création d'une agence binationale pour permettre les échanges de jeunes Québécois et Français, l'Office franco-québécois pour la jeunesse; place accordée au Québec dans les forums internationaux comme « gouvernement participant »; adoption en 2005 par l'UNESCO de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles; participation, en 2016, du premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à la signature de l'accord en matière commerciale entre le Canada et l'Union européenne, etc., toutes ces avancées étant le fruit du soutien indéfectible de la France au Québec; au niveau de la société civile, création d'associations, telles France-Québec (1968) et Québec-France (1971) pour rapprocher les deux peuples de chaque côté de l'Atlantique, etc.

La Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs


De g. à d. André-P. Robert, Roger Barrette
De g. à d. André-P. Robert, Roger Barrette
Photo Gilles Durand CFQLMC

Le conférencier, Roger Barrette, est le rédacteur en chef du bulletin Mémoires vives de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs. La Commission fait aussi partie des organismes mis sur pied dans la foulée de la visite du général de Gaulle. L'idée avait été lancée en décembre 1996 par le délégué général du Québec d'alors, Marcel Masse, également le premier coprésident de cette Commission, pour faire connaître et mettre en valeur la profondeur de la relation entre le Québec et la France.
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