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Auberge Place d'Armes

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Le consul honoraire de France pour l’Estrie, François Gitzhofer, prononce une conférence sur la Lorraine devant les membres de l’Association Québec-France — Sherbrooke-Estrie

Par Gilles Durand
CFQLMC

De gauche à droite André-P. Robert, François Gitzhofer

De gauche à droite André-P. Robert, François Gitzhofer
Photo : Gilles Durand – CFQLMC

Pour la rencontre du 25 février 2018 à Sherbrooke, François Gitzhofer, professeur à l’Université de Sherbrooke et consul honoraire de France, est l’invité du président régional de l’Association Québec-France — Sherbrooke-Estrie, André-P. Robert, également président national du Réseau Québec-France, pour entretenir les membres de sa région d’origine, la Lorraine. Il prononça une conférence qui fit preuve d’une grande connaissance de cette région et d’un attachement profond à celle-ci, entretenant l’auditoire tant de son histoire que de sa vie politique, économique, sociale et culturelle.

Le passé et le présent de la Lorraine

L’histoire de la Lorraine remonte à la lointaine Antiquité. Les Romains et les Gaulois s’y rendirent pour exploiter le sel, une ressource indispensable au quotidien de la population pour conserver les aliments, les Romains utilisant même le sel comme mode de paiement du salaire des soldats, le « salarium, d’où origine le mot salaire », d’ajouter le conférencier. Parmi les ressources naturelles importantes, il faut ajouter les gisements de charbon et le minerai de fer, « les ingrédients de base pour produire de la fonte et de l’acier utilisés pour l’armement » d’ajouter le conférencier. Nulle surprise que la Lorraine ait fait l’objet de la convoitise de ses voisins, en particulier de l’Allemagne, qui en a pris le contrôle de 1871 à 1918. Les Français n’ont pas pardonné cette perte à leur empereur Napoléon III. Celui-ci dut partir en exil après la défaite de 1870.

Les Lorrains ont des habitudes de même que des mots et expressions bien à eux, mais leur attachement à la France est demeuré constant, une véritable chaîne dont les événements de l’histoire n’ont jamais pu briser les maillons complètement. Des symboles forts cimentent la population : la figure de Jeanne d’Arc, « mère de la nation française » de souligner le conférencier, qui sut délivrer au 15e siècle le roi de France de la sujétion britannique et par là restaurer la royauté; la Croix de Lorraine, symbole de la France libre (par opposition à la croix gammée). Depuis 2016, le toponyme Lorraine est disparu de la carte ayant fait place à la dénomination « région administrative du Grand Est », résultant de la fusion des anciennes régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Cependant le conférencier tint à rassurer les auditeurs : « le toponyme est disparu mais les Lorrains conservent à leur agenda la Saint-Nicolas », une fête célébrée dans le nord et l’est de la France depuis longtemps.

Les Lorrains ont su également se relever économiquement. Ils ont pallié à la crise de la sidérurgie à la fin des années 1990 et à la mise au rancart de l’exploitation du charbon en 2004 par l’énergie hydroélectrique, éolienne et nucléaire, l’industrie automobile, agroalimentaire, chimique et celle des matières plastiques, etc.

Un guide pour faire connaître les pionniers lorrains et les éléments patrimoniaux à visiter

Gilles Durand, membre de la Régionale et rédacteur de la page Quoi de neuf de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs (CFQLMC), profite de la rencontre pour informer les participants d’un guide de visite, préparée sous le chapeau de la Fédération France-Québec / francophonie en partenariat avec la CFQLMC.

Le guide sur la Lorraine présente beaucoup d’intérêt. Comme les onze autres ouvrages de la collection Ces villes et villages de France, …berceau de l’Amérique française dont il fait partie, bâtis selon la même structure, il renferme des données de nature géographique, historique et généalogique sur la région. Par la suite, il enchaîne avec une présentation de chacune des villes et de chacun des villages qui ont vu partir certains des leurs aux 17e et 18e siècles vers la vallée du Saint-Laurent. Les intéressés peuvent trouver une description de chaque localité ou commune, ses points d’intérêt, en particulier ses éléments patrimoniaux, ouvrage de défense, château, église, cathédrale, abbaye, résidences de particulier d’époque, etc. Viennent ensuite des données sur chacun des émigrants des localités, nom, identification des parents, nom de l’épouse, date et lieu du mariage, profession ou métier exercé au départ ou à l’arrivée en Nouvelle-France. Pour un individu, la clef d’accès au guide, c’est la connaissance du nom de l’ancêtre parti pour la Nouvelle-France, et de son village d’origine. En fin d’ouvrage, le guide propose des itinéraires touristiques, de véritables chemins de la mémoire, ceux-là accessibles sur l’Internet.

Le guide complet, comme les autres de la collection encore disponibles, peut être acheté au prix de 35$. Le site Internet de la CFQLMC renferme une liste complète des douze guides indiquant ceux qui sont encore en vente. L’adresse pour commander est la suivante : par la poste Roger Barrette, secrétaire général de la Commission franco-québécoise sur les lieux de mémoire communs, 1067, rue Boisverdure, Québec, Qc, G1W 4L8, tél. 418 658-3790; pour le bon de commande, consulter le site Internet http://cfqlmc.org/ces-villes-et-villages-de-france

Pour terminer ce court exposé sur le guide de Lorraine, un exemplaire est remis au conférencier, François Gitzhofer, et au président régional, André-P. Robert.

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